Semis d’hysope officinale

L’hysope est une plante ornementale, médicinale et mellifère très intéressante. Ses fleurs très aromatiques et le nectar qu’elles renferment attirent beaucoup les abeilles  et autres insectes pollinisateurs. Elle est également un répulsif des fourmis, limaces et escargots et son infusion se pulvérise contre les maladies dues aux bactéries.

Mme LABOISSIERE, chef d’établissement, nous ayant apporté des graines d’hysope issues de l’agriculture biologique, les élèves ont effectué les semis  fin mars dans un pot placé sous abris pour éviter les gelées encore fréquentes.

Les premières pousses sont déjà visibles une dizaine de jours plus tard. Elles seront repiquées en godets lorsque les plantules atteindront 4 à 5 cm.

Les campenottes en fleur

Les élèves de l’atelier biodiversité ont pris en photo les jonquilles.  Chaque année, cette plante aussi appelée campenotte dans la région, teinte de jaune les abords du collège.

Très répandue dans le Pays de Montbéliard, une légende locale explique la présence de cette jolie fleur :

Entre Bart et Bavans, dans une grotte sur le Mont-Bart, vivait un vieux druide Vivrax et sa fille Zaël. Tombée amoureuse d’un beau centurion romain, elle abandonna son père qui maudissait cette union au sommet du Mont-Bart. Un matin, y voyant des corbeaux tournoyer, Zaël, inquiète, retourna au sommet et vit horrifiée le corps de son père mort. Elle le ramena dans la grotte et là, par magie, la voûte de la grotte s’effondra réunissant pour l’éternité le père et sa fille.

Ainsi disparut le dernier druide du Mont-Bart. Quand on retrouva la faucille d’or du vieux druide aux abords de la grotte, quelqu’un voulut la ramasser et elle se réduisit en une très fine poussière que le vent dispersa. Ces minuscules particules d’or, touchant le sol, se transformèrent en petites fleurs jaunes : les campenottes .

D’après Alfred FOCT « Contes et légendes du pays de Montbéliard » 1957.