Un peu d’histoire…

Que savons-nous exactement des débuts de notre école ?
Il faut bien s’engager résolument dans le passé, remonter à l’institution de cette école Catholique de Montbéliard, pour juger de son présent. Deux siècles d’histoire pour notre établissement, résumés par Mr Pascal CHOPARD.

1) ACQUISITION DES BATIMENTS EN 1845

Les origines de l’école remontent en effet à 1845. Le 05 juin 1845, M. l’Abbé LIQUET, étant curé de Montbéliard, le cardinal MATHIEU, archevêque de Besançon, achetaient aux héritiers QUAILLOT, par-devant Maître BELFILS, notaire à Montbéliard, la maison appelée depuis « MAISON DES SOEURS », maison faite de 2 bâtiments adossés au 10 et 12 rue Saint-Maimboeuf, dont l’un est aujourd’hui encore employé au dispensaire et l’autre à l’école.

2) LA SALLE D’ASILE ET SA VIE HEUREUSE DE 1845 à 1882

Acquise le 05 juin 1845 la maison s’ouvrait en novembre de la même année à 8 religieuses de la charité de Besançon, envoyées par le cardinal MATHIEU, avec mission d’y fonder salle d’asile et école paroissiale.

En 1846, les locaux sont prêts, 2 salles au rez-de-chaussée du N’10 rue Saint¬Maimboeuf. La grande salle, superbe parait-il, avec ses grandes dimensions et ses hautes fenêtres sur la cour, est inaugurée le 19 juillet 1846 par le sous-préfet.

La population de cette salle d’asile s’élève à 110 enfants en février 1847, dont 25 protestants.

3) L’ECOLE PRIMAIRE CATHOLIQUE

a) L’école ouverte en 1845 comprit une, puis vite 2 classes gratuites primaires et peu après 2 classes primaires payantes. Le tout reposait, financièrement, en grande partie sur la libéralité du cardinal MATHIEU, fondateur.

b) En 1853, sur la demande de la délégation cantonale, le conseil académique du Doubs décide que les écoles catholiques de Montbéliard seront communales, c’est-à-dire entretenues aux frais de la ville.

La Soeur titulaire de l’école reçoit de la ville un traitement annuel de 500 Francs, traitement d’une fixité remarquable, puisque pendant 22 ans il restera de 500 Francs ! jusqu’en 1875, où une adaptation et des augmentations interviendront pour la Soeur titulaire et son adjointe.

c) En 1878 l’école est transférée aux Halles, avec 3 classes et 3 religieuses y sont affectées.

Au bâtiment des Halles se trouvaient alors 4 groupes scolaires nettement différenciés :

  • une école catholique de filles tenue par les Soeurs
  • une école catholique de garçons tenue par M. DROZ
  • une école protestante de filles
  • une école protestante de garçons.

La coexistence d’écoles confessionnelles avec les concours apportés par la ville aux oeuvres des paroisses catholiques et protestantes ne va pas durer : 1881 approche, les lois de Jules FERRY sont en gestation.

d) 1882 : Répudiée par la ville, l’école est reprise par la paroisse et dans la maison des Soeurs.

Voici la communication de l’arrêté préfectoral à la supérieure générale des Soeurs de la charité de Besançon :

Besançon, le 23 septembre 1882. Madame la supérieure,

Le conseil municipal de Montbéliard, par une délibération en date du 24 mars dernier, a renouvelé le vœu qu’il avait précédemment émis de voir substituer l’enseignement congréganiste dans l’école catholique de cette ville. Mr l’inspecteur d’académie, consulté sur la suite à donner à ce voeu, a exprimé l’avis qu’il y avait lieu d’y faire droit. En conséquence et conformément à cet avis, je décide que la direction de l’école dont il s’agit sera confiée à des institutrices laïques à partir de la rentrée d’octobre. J’ai l’honneur de porter cette décision à votre connaissance. Agréez, Madame la Supérieure, l’assurance de ma considération la plus distinguée.

e) décembre 1903 : Le commissaire M.Aymadoux signifie aux soeurs l’ordre de fermeture de l’école et l’évacuation des lieux dans le délai d’un mois.Grâce à Soeur Marie Laurentie et Mlle Auriant,par le biais d’une déclaration d’ouverture, l’école a pu continuer sa mission jusqu’en 1967 dans la même maison

4) DE 1967 A 1970

En septembre 1967, les enseignants et les élèves du collège, ainsi que les 2 classes enfantines ont la joie d’occuper des locaux bien éclairés et spacieux. Les effectifs continuent d’augmenter avec la mixité en primaire en 1970, puis celle du collège en 1974.

Jusqu’alors la marche de l’école a été assurée par des religieuses vivant au sein de la communauté de religieuses infirmières au 12 rue Saint-Maimboeuf. On disait alors « J’inscris mon enfant chez les soeurs ».

A partir de la rentrée de septembre 1970, Sœur Pierre Joseph, étant appelée pour une direction à Nice et la communauté de Besançon ne pouvant plus assurer la relève, il est demandé à un professeur d’accepter le rôle de directrice. Depuis cette date, tous les enseignants sont laïcs.

5) L’ETABLISSEMENT AUJOURD’HUI

Le développement du collège a nécessité de nouveaux locaux. Pour cette raison un bâtiment de 5 classes a été construit en 1992. Puis, l’OGEC s’est rendu acquéreur des locaux de l’ancienne clinique de la Citadelle. Un projet de grande envergure puisqu’il s’agit de transformer des locaux à usage médical en salles de cours.

A partir de la rentrée 1999, l’organisation des sites est donc répartie en :

  • un site primaire et maternelle – 14 rue Saint Maimboeuf
  • un site collège et restauration scolaire – 12 rue de la Citadelle

Le collège a augmenté progressivement ses classes et en compte 16 aujourd’hui. Le primaire comprend 2,5 classes maternelles et 7,5 classes primaires.